En France, le terme d’horticulture s’applique plus spécifiquement à
l’horticulture ornementale, à la différence d’autres pays où elle concerne
également les fruits et les légumes.
L’horticulture ornementale recouvre plusieurs familles de produits : fleurs
et feuillages coupés, plantes en pots, plantes à massif, bulbiculture et pépinières.
Ces cultures intensives ne bénéficient pas d’organisation commune de marché ;
elles présentent de nombreuses caractéristiques propres qui les différencient des
autres productions agricoles.
Pendant longtemps, elles ont bénéficié d’un marché croissant qui tend
aujourd’hui à stagner malgré un besoin, qui ne se dément pas, de nature et de
plantes. Surtout ce marché est très ouvert à la concurrence intra-européenne, plus
particulièrement à celle des Pays-Bas, véritable plate-forme commerciale pour
les fleurs et plantes d’ornement et à la concurrence de pays tiers, dont le climat
permet d’éliminer les coûts de chauffage, et aux bas coûts de main-d’oeuvre.
Alors que le solde global des échanges agroalimentaires est largement
excédentaire, celui des productions ornementales est structurellement déficitaire.
Le secteur des Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PAPAM) est
également traité dans le présent avis. Comme les plantes ornementales, certaines
PAPAM, dont une centaine d’espèces sont cultivées en France, sont des cultures
intensives offrant une forte valeur de production au mètre carré. D’autres comme
la lavande et le lavandin, plus extensives, outre le revenu procuré, jouent un rôle
essentiel pour l’image et donc l’attraction touristique de certaines régions,
comme la Provence ou la Côte d’Azur.
Ces productions ont généré différentes industries à proximité ou non des
zones de production : distillerie pour la production d’huiles essentielles,
production de substances pour l’industrie pharmaceutique, compléments
alimentaires, herbes aromatiques surgelées ou déshydratées.
.
À la différence des fleurs et des plantes ornementales, la balance
commerciale est légèrement bénéficiaire, en dépit d’une concurrence
internationale de plus en plus mondiale et de la concurrence de produits
synthétiques.
Ces micro-filières représentent une part non négligeable des livraisons en
valeur de l’agriculture, elles sont un élément de diversification, elles offrent
surtout de nombreux emplois directs ou induits, quelque 150 000 emplois pour le
seul secteur de l’horticulture ornementale.
Ces filières, qui doivent affronter une concurrence de plus en plus vive et
pour certaines d’entre elles, un renchérissement permanent du coût de l’énergie,
doivent être encouragées dans leurs efforts de dynamisation.
L’ensemble du projet d’avis a été adopté au scrutin public par 186 voix contre 1 et 10 abstentions |